Christophe Boursault manipule les registres : un peu de jargon conceptuel, un soupçon de posture, trois pincées de tic expressif et voilà une pièce prête à interroger le monde (et à désarçonner le spectateur). Son regard critique, toujours affûté, s’amuse à démonter les mécaniques de représentation, ces machines bien huilées de l’art et de la société qui tournent parfois à vide.
Ses peintures et dessins, déconcertants à souhait, rejouent la grande histoire de la figure et du masque, en la reliant à celle de l’expérience corporelle. Entre le langage et le corps, son oeuvre danse, bondit, s’agite dans une chorégraphie radicale, d’une poésie un peu sauvage, mais toujours sincère et cohérente.
Entrée libre, idbl 24 avenue saint Véran à Digne
Dans le cadre de l’exposition SE PERDRE DANS L’ESSENTIEL

